Énergie en durée, mémoire en agir === > [!tldr] Tags > #notion #type/journalArticle > [!info] Meta Data >**FirstAuthor**:: [[Marrec, Anaël]] > **Title**:: Énergie en durée, mémoire en agir > **Year**:: 2020 > **Citekey**:: [[2020_marrec]] > **itemType**:: journalArticle > **Journal**:: *Socio-anthropologie* > **Issue**:: 42 > **Publisher**:: Publications de la Sorbonne > **Pages**:: 9-21 > **DOI**:: 10.4000/socio-anthropologie.7176 > **ISSN**:: 1276-8707 > > [!Cite] > Marrec Anaël, « Énergie en durée, mémoire en agir », _Socio-anthropologie_, 21 décembre 2020, no 42, p. 9‑21. > > %%[@2020_marrec]%% > **URL**:: https://journals.openedition.org/socio-anthropologie/7176 . > > **Related**:: %%[@2022_marrec]%% ([[2022_marrec_Histoire de l’énergie et approches systémiques]]) . > > **Attachment**::[PDF](zotero://open-pdf/library/items/USFS6WQU). --- > [!important] Synthesis > **Contribution**:: > > [!Abstract] > > L’énergie, comme concept issu de la science thermodynamique, désigne tous les phénomènes et matériaux susceptibles d’opérer la modification de l’état d’un système en vue d’un travail. Dans les sociétés, elle se matérialise par un ensemble de convertisseurs, objets techniques qui puisent dans ces puissances d’agir de l’énergie « utile » à des fins productives. Par ce qu’il désigne, ce concept formulé au xixe siècle englobe donc un ensemble de réalités qui prend une place centrale au sein des s... >> --- # Note. --- # Annotations%% begin annotations %% ### Imported: 2026-09-24 11:50 am <mark style="background-color: #ffd400">Quote</mark> > L’énergie, comme concept issu de la science thermodynamique, désigne tous les phénomènes et matériaux susceptibles d’opérer la modification de l’état d’un système en vue d’un travail. <mark style="background-color: #ff6666">Quote</mark> > L’ensemble des convertisseurs énergétiques laisse des empreintes multiples et y induit une certaine présence du passé, de même que, façonnant l’appréhension du monde, il forge des rapports particuliers au temps. <mark style="background-color: #ffd400">Quote</mark> > Associée à la science thermodynamique, l’économie fossile s’est construite sur un temps universel, homogène et vide, opposée au temps vécu qui se souvient (Bergson, 2013). <mark style="background-color: #ffd400">Quote</mark> > La temporalité longue voire immémoriale de certains phénomènes (réchauffement climatique, radioactivité), la puissance et la régularité comme critères de performance, basés sur l’emploi de combustibles issus de centaines de millions d’années de vie sur terre, contribuent à la généralisation du « présentisme », à savoir l’étalement du présent et l’effacement du passé et du futur (Hartog, 2003) <mark style="background-color: #ffd400">Quote</mark> > L’avenir continue cependant de guider les politiques énergétiques contemporaines, dont l’innovation reste le maître mot <mark style="background-color: #ff6666">Quote</mark> > Du côté de l’énergie, les recherches, qu’elles soient historiques, sociologiques, économiques ou géographiques, étudient les usages de l’énergie, les processus d’innovation et les mécanismes de transition (Sovacool, 2014 ; Massard Guilbaud, 2018). Si les questions de tradition et de nouveauté sont omniprésentes, que l’approche soit centrée sur l’innovation ou, au contraire, sur le maintien d’usages, le sujet de la mémoire n’y est pas discuté en tant que tel. Du côté des recherches sur la mémoire, l’exemple de la revue Memory Studies montre que l’énergie n’y a pas été saisie comme un sujet spécifique5 <mark style="background-color: #ff6666">Quote</mark> > Il ressort également que, d’un point de vue historique, les années 1980 ont constitué un tournant du point de vue de la thématique « mémoire et énergie », <mark style="background-color: #ffd400">Quote</mark> > d’une part, ce sont les années d’une institutionnalisation de la mémoire et du patrimoine, dans une société en crise du temps (Hartog, 2003) coincée entre un passé inassumable et un futur catastrophique <mark style="background-color: #ffd400">Quote</mark> > Ce sont aussi les années d’une reconfiguration des programmes énergétiques nationaux, après les chocs puis les contre-chocs pétroliers, et, de manière générale, d’avènement du néolibéralisme, restructurant les rapports socio-économiques mondiaux. <mark style="background-color: #ffd400">Quote</mark> > la nécessité de prendre acte que l’énergie, dans les formes matérielle et conceptuelle de son acception thermodynamique, façonne un rapport au monde où la mémoire sensible, la conscience des réalités politiques et écologiques, sont endormies %% end annotations %% %% Import Date: 2026-09-24T11:50:50.234+02:00 %%